Ecole Sainte Hildegarde

compte-bg.png
newsletter-bg3.png
twitter.png facebook.png

Ecole Sainte Hildegarde Apprendre avec Hildegarde les secrets de la santé de mon corps et de mon âme

Hildegarde et les animaux

Le 31/03/2012

Dans Découvrir avec Hildegarde

Je ne résiste pas, après avoir découvert cette vidéo, à partager avec vous des textes d'Hildegarde sur les animaux...

"Le cerf a en lui une chaleur soudaine, mais il se refroidit peu; il est chaud et tranquille et se nourrit d'herbes pures. Quand il sent que ses bois ne poussent plus, il comprend alors qu'il commence à se dessécher et à perdre son agilité. Il va alors dans une rivière et respire les vapeurs qui s'en élèvent. Sorti de l'eau, il broute sur les berges des herbes qui lui conviennent; puis il cherche un endroit où trouver un serpent. Quand il l'a trouvé, il brame très fort, de sorte que le serpent en est abasourdi, parce qu'il souffle de son côté contre le cerf.

Mais le cerf donne de la voix avec de plus en plus de puissance, brame et ouvre tout grand sa bouche: le serpent, exténué par la fatigue comme sous l'effet de la colère, se contorsionne, approche de sa bouche et pénètre dans son ventre. Sentant cela, le cerf se hâte vers une source d'eau vive dont il sait qu'elle a la propriété d'éliminer tout ce qui est pourri et vénéneux, et là, il boit démesurément, de manière que le serpent soit submergé d'eau, c'est-à-dire qu'il se noie. Cela fait, il cherche des petites herbes qui le purgent, les mange, et ainsi, il élimine le serpent par derrière, comme avec une potion; car, si le serpent ne sortait pas, le cerf mourrait de son venin. Alors le cerf commence à s'affaiblir; il cherche une vallée où poussent d'excellentes plantes qui donnent la santé, il en mange, et là, pendant à peu près un mois, il se repose; là aussi ses bois et ses crins tombent, et alors son état commence à s'améliorer sérieusement. Ensuite, il retourne à la source vive dont j'ai parlé, boit un peu pour se purger doucement des pourritures qui resteraient encore en lui. Puis il mange à nouveau des herbes, et ainsi il commence à guérir: ses bois et ses crins repoussent, sa chair et tout ce qui est en lui est encore plus sain qu'auparavant. Sa chair est bonne à manger, pour les bien-portants comme pour les malades. Si on mange les chairs du cerf, chaudes, mais non brûlantes, on purge et on allège son estomac. Celui qui mange du foie de cerf se protège le la goutte et purge et allège son estomac."

"Le chevreuil est tempéré et doux ; il a une nature pure. Il aime gravir les montagnes et rechercher l'air; il n'est ni très chaud ni très froid, mais tempéré. Sur les montagnes, il recherche les herbes qui croissent grâce à l'air et les mange: ainsi, il se nourrit d'aliments purs et sains. Sa chair est bonne à manger pour les bienportants comme pour les malades. Si on mange sa chair, celle-ci fait disparaître les humeurs fétides. "

"Le lièvre est plus chaud que froid; il a la douceur et l'agilité du chevreuil. Il semble parfois changer de sexe, c'est-à-dire que le mâle fait parfois rentrer en lui ses parties génitales, si bien qu'il ressemble à une femelle, et parfois il ne les fait pas rentrer; et la femelle fait apparaître près de son sexe une sorte d'os et d'aiguillon, si bien qu'elle ressemble à un mâle, mais elle n'est pas du tout un mâle. Ni le mâle ne sera femelle, ni la femelle ne sera mâle, en ce sens que le mâle ne porte pas et que la femelle n'émet pas de semence mâle."

"Le renard est tout à fait chaud: il tient un peu du caractère de la panthère et il a un peu de la science du lion; grâce à ce qu'il tient de la nature du lion, il connaît beaucoup de choses; à cause de ce qu'il tient de la panthère, il a un caractère changeant et connaît un peu l'homme. Parfois, il se nourrit d'aliments immondes. A cause de son instabilité, sa chair n'est pas bonne à manger pour l'homme. Mais sa peau est saine et la chaleur de sa peau est bonne pour les vêtements. ."

"La colombe est plus froide que chaude; elle préfère le matin, la naissance du jour, parce qu'il est modérément frais, et elle le préfère à la chaleur. Elle est simple et timide, et c'est pourquoi elle vole en groupe: elle est ainsi moins attaquée par les autres oiseaux.
Parce qu'elle est froide, elle a souvent faim et la nourriture ne s'échauffe pas en elle comme dans les autres oiseaux; c'est pourquoi elle a faim et mange plus que les autres oiseaux de la même taille. Sa chair n'est pas dure, seulement un peu sèche, et elle n'apporte pas beaucoup de suc à l'homme; elle n'est pas très bonne pour le bien-portant, sans toutefois lui faire du mal. Si un malade en mange, elle lui fait du mal."

"L'abeille appartient à la chaleur du soleil, elle aime l'été; elle a une chaleur si vive qu'elle ne peut supporter le froid. Et si quelqu'un a des ganglions, ou quelque membre déplacé ou quelque membre écrasé, on prendra des abeilles ortes, pas des vivantes, on les mettra dans un linge de lin où on les coudra, puis on trempera le tout dans un baume et enfin on appliquera sur le membre douloureux; on le fera souvent, et on guérira. Si la vermine ronge quelqu'un, on recueillera des abeilles mortes dans un vase, et on mettra leur poudre sur la plaie.
Le miel préparé par les abeilles est tout à fait chaud. Si on est gras et qu'on mange du miel, on se prépare des humeurs et de l'infection ; mais si on est sec et maigre et qu'on mange du miel cuit, on n'éprouve pas de mal. Le miel cuit, auquel on a retiré son écume, ne fera de mal ni au gras ni au maigre, ni au malade ni au bien-portant, mais celui qui mange le rayon avec la cire fait naître en lui la mélancolie."