la vertu de respect

Aujourd'hui, la vertu de respect s'oppose au  vice de la moquerie.

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Le vice de la moquerie : " •« Moi j'arrange tout à ma manière et je comprends tout; si quelque chose arrive,  je suis déjà là pour le voir et en parler. Si je n'agissais pas ainsi, je serais un imbécile. Qui viendrait me reprocher cela? Je serais une menteuse si je flattais les imbéciles et les idiots. Mes paroles sont des filets où j'attrape tout ce que je peux. Je diffuse ma réputation de sorte que tout le monde rougit à mes paroles. Je bande mon arc pour jeter les flèches de mes plaisanteries. En quoi est ce nuisible? Je ne tais rien, je ne cèle rien, mais je donne ce que j'ai à chaque homme suivant ses caractéristiques. »

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Explication d'Hildegarde : " Ce péché n'aime pas la vérité, au contraire, il pousse au mal, soit les uns, soit les autres, tout en plaisantant, et ne leur permet aucun repos. Ce personnage a la forme d'un jeune homme du sommet du crâne au reins car ceux qui pratiquent ce vice de la moquerie ne mettent aucune retenue dans leurs dires et leurs actes, et ce dès leurs 1ères idées, et rajoutent de la vanité à leur comportement déjà folâtre, gaspillant leur énergie ici ou là, le cœur plein de déraison, en suivant leur propre caprice. Il a l'apparence d'un crabe depuis les reins c'est à dire la forme de l'animal hormis la tête; de tels hommes ne font que descendre de l'immodération vers l'inconstance, avançant avec des louanges, et reculant avec des imprécations, pour que ce qu'ils ont mal commencé finisse également mal. Il a les cheveux noirs et tout son corps nu, car ce péché glisse dans l'esprit des hommes une souillure affreuse et sans mesure, et leur enlève de toutes les façons possibles, toute retenue et toute pudeur. La moquerie persuade les hommes d'aduler les uns et de dénigrer les autres, par les paroles ou les gestes."

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La vertu de respect : " •« Si je connaissais tout ce que le Créateur a fait, qui serais-je? Je détruirais ce que je n'ai ni créé, ni inventé, et dont je n'avais pas la moindre idée, tout comme tu le fais toi, chose dangereuse, qui bouleverse tout. Les montagnes sont mon soutien et les planes vallées ma promenade, et elles ne me méprisent pas. Je volette dans les cieux comme dans les profondeurs, et tout ce que Dieu a établi me plait; je ne fais injure à personne, mais toi, je te foule aux pieds comme de la boue sous mes chaussures. En effet, tu n'as pas la moindre trace de dignité, car tu injuries tous ceux que tu peux insulter. »

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ste Hildegarde nous conseille de méditer les passages bibliques suivants pour acquérir la vertu de respect:

Hb12.28

 Exo 3.5

Sam 12.24

 Heb 5.7

 Prov 16.6

Ps 89,7

Ps 128, 1

Ps 111,10

Ps 147,11

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Dans la Vraie Vie en Dieu, Jésus demande à plusieurs reprises d'honorer l'Eucharistie

132881-la-vertu-de-respect30.6.87 "pour que vous vous purifiiez et que vous honoriez Ma Sainte Eucharistie."
3.6.88 "Toute révélation reniant la Sainte Eucharistie, L'appelant "rituel", ou reniant le Cœur Immaculé de votre Sainte Mère, ne vient pas de Moi. Moi le Seigneur, Je vous aime infiniment et Je désire vous mettre en garde une fois de plus contre ces faux prophètes."
29.9.89 "Tu ne subiras jamais de rejet de Ma part. Chaque fois que tu viens Me recevoir, Mon Sacré-Coeur bondit de joie. Je Me suis fait plus petit que jamais dans la petite Hostie blanche ! En Me prenant, tu M'acceptes, et en M'acceptant de cette façon, tu reconnais La Vérité. Moi et toi sommes un à ce moment-là, tu es en communion avec Moi. Qu'y a-t-il de plus délicieux que d'être ensemble avec Moi, ton Dieu ? Existe-t-il une rencontre plus pure et plus sainte ? Moi, ton Dieu, te rencontrant toi, Ma créature ; Moi, ton Rédempteur et toi, celle que J'ai rachetée. Moi, Jésus, Je t'aime à la folie. Comment certains d'entre vous peuvent-ils douter de Mon Amour, profanant cet Amour pur et saint ? Comment tant d'entre vous peuvent-ils douter de Ma Sainte Présence dans l'Hostie ? Ma Sainte Eucharistie ne devrait pas être gaspillée ou traitée comme si Elle n'était pas Sainte. Si seulement vous compreniez pleinement ce que Je vous offre et Qui vous recevez en vous, vous Me béniriez sans cesse. Regardez ! Même Mes Anges qui vous contemplent d'En Haut désirent ce Repas que vous pouvez prendre alors qu'eux ne le peuvent pas. Cependant, beaucoup d'entre vous ne semblent pas percevoir Sa Plénitude... Je suis le Prisonnier de l'Amour derrière chaque Tabernacle, attendant et espérant vous voir venir. Approchez, vous tous qui errez encore dans ce désert, venez à Moi, purs et propres. Laissez-Moi Me réjouir en vous."

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Dans l'Evangile tel qu'il m'a été révélé, Jésus parle du 4eme commandement " honore ton père et ta mère" et Il dit :

 "Nous sommes tous frères. Et l'amour ne se prouve pas par des paroles mais par des actes. Celui qui ferme son cœur à son semblable a un cœur de Caïn. Celui qui n'a pas d'amour est révolté contre le commandement de Dieu. Nous sommes tous frères. Et pourtant je vois et vous voyez que même à l'intérieur des familles — là où un même sang unit, et avec le sang et la chair, la fraternité qui nous vient d'Adam — il y a des haines et des désaccords. Les frères sont contre les frères, les fils contre leurs parents, les conjoints ennemis l'un de l'autre.          

Mais, pour n'être pas toujours de mauvais frères, et des époux un jour adultères, il faut apprendre dès le premier âge le respect envers la famille, organisme qui est le plus petit et le plus grand du monde. Le plus petit par rapport à l'organisme d'une cité, d'une région, d'une nation, d'un continent. Mais le plus grand parce que le plus ancien; parce que établi par Dieu quand l'idée de patrie, de pays n'existait pas encore, mais que déjà était vivant et actif le noyau familial, source pour la race et pour les races, petit royaume où l'homme est roi, la femme reine et les fils des sujets. Est-ce qu'un royaume peut durer si entre ceux qui l'habitent il y a la division et l'inimitié ? Il ne peut pas durer. Et en vérité une famille ne se maintient pas sans obéissance, respect, économie, bonne volonté, amour du travail, affection.

- “Honore ton père et ta mère” dit le Décalogue. Comment les honore-t-on ? Pourquoi doit-on les honorer ?

L'honneur suppose une obéissance véritable, un amour sans failles, un confiant respect, une crainte respectueuse qui n'exclut pas la confiance, mais en même temps ne nous fait pas traiter les personnes âgées comme si nous étions des esclaves et des inférieurs. On doit les honorer car, après Dieu, nos pères et mères nous ont donné la vie et ont subvenu à tous nos besoins matériels, ils ont été les premiers maîtres et les premiers amis du jeune être arrivé sur la terre. On dit : “Dieu te bénisse ”, on dit : “merci ” à quelqu'un qui ramasse un objet tombé ou qui nous donne un morceau de pain. Et à ceux qui se tuent au travail pour nous rassasier, pour tisser nos vêtements et les tenir propres, à ceux qui se lèvent pour surveiller notre sommeil, se refusent le repos pour nous soigner, nous font un lit de leur sein dans nos plus douloureuses fatigues, nous ne dirions pas, avec amour : “Dieu te bénisse” et “merci” ?

Ce sont nos maîtres. Le maître, on le craint et on le respecte. Mais le maître nous prend en charge quand déjà nous savons ce qui est indispensable pour nous conduire, nous nourrir et dire les choses essentielles, et il nous laisse quand le plus dur enseignement de la vie, c'est à dire “le savoir vivre”, doit nous être encore enseigné. Et c'est le père et la mère qui nous préparent à l'école d'abord, puis à la vie.

Ce sont nos amis. Mais quel ami peut-être plus ami qu'un père ? Quelle amie plus amie qu'une mère ? Pouvez-vous avoir peur d'eux ? Pouvez-vous dire : “Il me trahit, elle me trahit ” ? Et pourtant, voici le sot jeune homme et la jeune fille encore plus sotte qui prennent pour amis des étrangers et ferment leur cœur à leur père et à leur mère et se gâtent l'esprit et le cœur par des relations imprudentes, pour ne pas dire coupables, et causes de larmes du père et de la mère, larmes qui coulent comme des gouttes de plomb fondu sur le cœur de leurs parents. Ces larmes, pourtant, Je vous le dis, ne tombent pas dans la poussière et l'oubli. Dieu les recueille et les compte. Le martyre d'un père que l'on foule aux pieds sera récompensé par le Seigneur. Mais le supplice qu'un fils inflige à son père ne sera pas oublié, même si le père et la mère, dans leur douloureux amour, implorent la pitié de Dieu pour leur fils coupable.

“Honore ton père et ta mère, si tu veux vivre longuement sur la terre” est-il dit Et j'ajoute : “Et éternellement dans le Ciel ”. Trop léger serait le châtiment de vivre peu sur la terre pour avoir manqué à ses parents ! L'au-delà n'est pas une baliverne et, dans l'au-delà, on sera récompensé ou puni d'après la vie que l'on aura menée sur la terre. Celui qui manque à son père, manque à Dieu, car Dieu a donné en faveur du père un commandement d'amour, et celui-là pèche, qui ne l'aime pas. Aussi perd-il de cette façon plus que la vie matérielle, la vraie vie dont je vous ai parlé, il va à la rencontre de la mort, il est déjà mort puisque son âme est en disgrâce auprès de son Seigneur. Il a déjà en lui-même le crime parce qu'il blesse l'amour le plus saint après celui de Dieu. Il porte en lui les germes des futurs adultères car un fils mauvais devient un époux infidèle. Il a en lui les tendances à la perversion sociale, parce que d'un mauvais fils sort un futur voleur, un assassin sinistre et violent, un froid usurier, un libertin séducteur, un jouisseur cynique, l'être répugnant qui trahit sa patrie, ses amis, ses enfants, son épouse, tout le monde. Et pouvez-vous avoir de l'estime et de la confiance pour celui qui n'a pas hésité à trahir l'amour d'une mère, et s'est moqué des cheveux blancs d'un père ?

- Cependant, écoutez encore, car au devoir des enfants correspond un semblable devoir des parents. Malédiction aux fils coupables ! Mais malédiction aussi aux parents coupables. Agissez de façon que vos enfants ne puissent vous critiquer ni vous imiter dans le mal. Faites-vous aimer par un amour donné avec justice et miséricorde.

Dieu est Miséricorde. Que les parents, qui viennent tout de suite après Dieu, soient miséricorde. Soyez l'exemple et le réconfort de vos enfants. Soyez pour eux la paix et leur guide. Soyez leur premier amour. Une mère est toujours la première image de l'épouse que nous voudrions avoir. Un père a, pour ses jeunes filles, le visage qu'elles rêvent pour leur époux. Faîtes surtout que vos fils et vos filles choisissent sagement leurs futurs conjoints, en pensant à leur mère, à leur père, et en voulant chez eux ce qui se trouve en leur père, en leur mère : une vertu vraie." ( source)

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Maintenant, vous pouvez lire la prière donnée par Hildegarde pour être loin des vices, en pensant tout spécialement à demander d'être loin du vice de la moquerie. Je peux prendre note de ces choses sur un papier de tous les domaines de ma vie ou situations où je ne suis pas dans le respect  mais dans la moquerie. Aujourd'hui, dimanche, Allons avec honneur et respect vers l'Eucharistie.

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Ensuite vous pouvez terminer en écoutant cette musique d'Hildegarde en lui demandant de vous aider à acquérir la vertu de respect. 

HILDEGARD VON BINGEN - O Dulcis Divinitas