La vertu de concorde

Aujourd'hui,  la vertu de concorde qui s'oppose au  vice de la discorde.

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Le vice de la discorde :•« Je refuse l'Orient, et je ne veux pas du Sud. En effet, l'Orient veut tout posséder, et le Sud aussi veut tout contrôler.  Que reste t'il alors à l'Occident et au Nord? L'aurore qui détient les lumineux soleils, brille alors que l'Occident porte les ténèbres. Et le Nord peut il faire quelque chose? Bien sûr! Car les ténèbres obscurcissent le soleil, alors que le soleil ne s'approche pas des ténèbres pour les atténuer.  Ainsi chacun a sa force qui lui est propre. Le Nord détient ce qui évolue dans les ténèbres. Que peuvent les oiseaux en dessous du Ciel et les animaux grands et petits, sur terre? Et les poissons des eaux, quelles sont les ressources de leur espèce? Ils font ce pourquoi ils sont faits. Moi je suis avec tous et je décide ce qu'ils sont et ce qu'ils peuvent faire. Nobles et vils, riches et pauvres, je les fais tourner comme une roue. Si je ne regardais qu'un seul d'entre eux, je m'en lasserais. Voilà pourquoi je m'occupe d'eux aussi longtemps que cela me plaît, pas plus. Que chacun, riche ou pauvre, noble ou vil, fasse ce qu'il peut. C'est aussi ce que je fais. L'Orient et le Sud en font autant »

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Explication d'Hildegarde : La discorde suit la cupidité, car lorsque les mauvais hommes recherchent par cupidité, à obtenir tout ce qu'ils ne peuvent pas avoir, la discorde accourt dans leur esprit malade et attaque autrui, comme un chien se jette sur quelqu'un en grognant; de tels hommes s'emploient à entretenir de nombreux désaccords, et acariâtres et amers, ils dispersent et mettent en pièce ce que Dieu a fait, ils ne veulent pas de la paix, et se réjouissent particulièrement quand les autres se battent avec les mots et avec les actes. Ce personnage a les pieds dans le vide, dans les ténèbres, car les hommes influencés par ce péché, dans leur suffisance et leur acharnement, sont toujours prêts à s'opposer à toute chose avec impiété, quelque soit le chemin qu'ils empruntent; ils ne cèdent devant personne, n'épargnent personne, et poussent à la dissension tout ce qu'ils peuvent toucher, sans faire cas des bienfaits de l'accord qui règne chez ceux partageant volontiers tout ce qu'ils ont comme il est Ce personnage a une tête de léopard, car toute la volonté des hommes injustes est tournée vers la duplicité démente, elle les pousse, dans leurs paroles et leurs actes, à la colère et aux cris, et par sa fureur insidieuse, la discorde plonge tout le monde dans l'horreur et l'inquiétude anxieuse : de la sorte, la discorde imite le diable dont elle procède, et qui par ses conseils malveillants tourmente et bouleverse tout le monde. Le reste de son corps est celui d'un scorpion car tout ce qu'elle fait est rempli d'un venin mortel, et elle n'attire rien d'autre que les dangers du malheur et de la mort.

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la vertu de concorde : •« Horrible et exécrable chose, que racontes-tu? Pourrais tu détruire le ciel et ses lois? Pas du tout. Tu ne peux même pas créer une souris. Tout ce que tu dis sont des reproches qui mènent à la dispute. Mais adresserais tu 1000 invectives à un groupe de gens pour les détruire, que tu ne pourrais les égratigner. Et tu voudrais combattre le soleil et les étoiles? Impossible! En effet, une seule particule prélevée aux rayons du soleil te terrasse. A peine commence tu à te battre que tu es déjà précipitée en enfer, et tu ne crées rien de plus que ce que tu vois déjà exister en ce monde. Tu es une servante, comme un bœuf est un serviteur pour son maître. Toi tu ne vaux rien, tu es inutile en toute chose, car tu offenses les œuvres de Dieu: ce qui manque de tout bien n'est que du néant. Si le reste du monde méprisait Dieu comme tu le fais, cela n'affaiblirait même pas son pouvoir, car il possède ce pouvoir de jugement sur toi, sur la géhenne, sur les ténèbres et tout ce qui y réside. »

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Ste Hildegarde nous conseille de méditer le passage biblique suivants pour acquérir la vertu de concorde :

Actes 4, 32

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Dans Maria Valtorta Jésus enseigne les apôtres : "  Voici frères. Je veux que ce soit là le nom que vous vous donniez l'un l'autre et que vous vous considériez comme tels. Vous êtes comme une seule famille. Quand est-ce qu'une famille est prospère et que le monde l'admire ? Quand on y trouve l'union et la concorde. Si un fils devient l'ennemi de l'autre, si un frère nui à l'autre, est-ce que la prospérité de cette famille ne peut jamais durer ? Non. C'est en vain que le père de famille s'efforce de travailler, d'aplanir les difficultés, et de s'imposer au monde. Ses efforts restent sans résultats, car les ressources s'effritent, les difficultés augmentent, le monde se moque de cet état de procès perpétuels qui émiettent les affections et les biens - qui, unis, étaient puissants contre le monde – en un tas de petits, de mesquins intérêts contraires, dont profitent les ennemis de la famille pour en accélérer toujours davantage la ruine . Qu'il n'en soit jamais ainsi parmi vous. Soyez unis. Aimez-vous. Aimez-vous pour vous apporter une aide mutuelle. Aimez-vous pour enseigner à aimer. Observez. Même ce qui nous entoure, nous enseigne cette grande force.Regardez cette tribu de fourmis qui accourt toute entière vers un endroit. Suivons-la et nous découvrirons la raison de leur concours, qui n'est pas inutile, vers un point déterminé... Voilà : une de leurs petites sœurs a découvert avec ses organes minuscules, invisibles pour nous, un grand trésor sous cette large feuille de radis sauvage. C'est un morceau de mil de pain tombé peut-être des mains d'un paysan venu pour soigner ses oliviers, ou bien des mains d'un voyageur qui s'est arrêté à l'ombre pour prendre sa nourriture, ou bien encore de celles d'un bambin joyeux courant sur l'herbe fleurie. Comment pouvait-elle à elle seule traîner dans sa tanière ce trésor mille fois plus gros qu'elle ? Et voilà : elle a appelé une sœur et lui a dit : "Regarde et cours vite dire aux sœurs qu'il y a là de la nourriture pour toute la tribu et pour plusieurs jours. Cours avant qu'un oiseau ne découvre ce trésor et n'appelle ses compagnons et qu'ils ne le dévorent". Et la petite fourmi est accourue, essoufflée par les accidents du terrain, à travers les graviers et les herbes jusqu'à la fourmilière et elle a dit : "Venez, une de nous vous appelle. Elle a fait une découverte pour toutes. Mais toute seule, elle ne peut la charrier jusqu'ici. Venez". Et toutes, même celles qui, fatiguées du travail fait pendant toute la journée se reposaient dans les galeries de la fourmilière, sont accourues; et même celles qui étaient en train de ranger les provisions dans les chambres de réserve.

Une, dix, cent, mille... Regardez... Elles saisissent avec leurs griffes, elles soulèvent en faisant de leur corps un chariot, elles traînent en appuyant leurs petites pattes au sol. Celle-ci tombe... l'autre, là, a failli s'estropier parce que l'extrémité du pain, quand elle rebondit, la cloue entre elle et un caillou. Celle-ci, encore, si petite, une jeune de la tribu, s'arrête épuisée... mais pourtant, après avoir repris son souffle, repart. Oh ! comme elles sont unies ! Regardez : maintenant le morceau de pain est bien enlacé et il avance, il avance lentement, mais il avance. Suivons-le... Encore un peu, petites sœurs, encore un peu et puis votre fatigue sera récompensée. Elles n'en peuvent plus, mais elles ne cèdent pas. Elles se reposent et repartent... Voilà qu'elles arrivent à la fourmilière. Et maintenant ? Maintenant au travail pour réduire en miettes la grosse masse. Regardez quel travail ! Les unes découpent, les autres transportent... Voilà, c'est fini. Maintenant tout est en sécurité et, heureuses, elles disparaissent par les fissures au fond des galeries. Ce sont des fourmis, rien d'autre que des fourmis. Et pourtant elles sont fortes parce qu'elles sont unies." ( source)

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Maintenant, vous pouvez lire la prière donnée par Hildegarde pour être loin des vices, en pensant tout spécialement à demander d'être loin du vice de la discorde. Je peux prendre note de ces choses sur un papier de tous les domaines de ma vie ou situations où je ne suis pas dans la concorde, mais la discorde. J'en demande pardon à Dieu

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Ensuite vous pouvez terminer en écoutant cette musique d'Hildegarde en lui demandant de nous aider à acquérir la vertu de concorde.

MARISA "De Spiritu Sancto" Hildegard von Bingen