la vertu de contentement

Aujourd'hui, nous méditons sur la vertu de contentement.

le vice auquel s'oppose la vertu du contentement, c'est le vice de l'avarice.

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Le vice de l'avarice: " •« Moi, je ne suis pas une idiote, mais je suis plus savante que ceux qui attendent le nez au vent, et espèrent que l'air leur apportera ce qui leur est nécessaire. J'accapare tout pour moi et j'entasse tout dans mon giron, et plus j'amoncelle de biens, plus ma richesse grandit. En effet, cela m'est plus utile de posséder ce qui m'est nécessaire à moi, que de le laisser aux autres. Ce n'est pas un crime si je prélève à quelqu'un ce qu'il a accumulé, alors qu'il en a plus qu'il ne lui en faut. Si je reçois des uns ce que j'ai demandé, je n'ai pas de scrupules  à en réclamer encore aux autres. Et si je vois que j'ai parmi mes biens tout ce que je voulais, alors je suis rassasiée joyeusement de tout ce que j'aime. Par conséquent, je ne crains personne, mais je vis dans le bonheur, et je n'ai plus besoin de demander la charité à personne. Mon inflexibilité me rend astucieuse et sage, je reçois ma part et personne ne me dupe. Qu'est ce qui pourrait me nuire, quand bien même on me menacerait, alors que personne ne peut prétendre m'atteindre? Car je ne suis ni une voleuse, ni un escroc, mais je ne fais que prendre ce que je veux, et me servir au moyen de mon talent »

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Explication d'Hildegarde : "Ce personnage apparaît sous forme humaine, car l'avarice n'a pas de désirs célestes mais seulement des désirs terrestres; ses cheveux sont absents, car sa volonté ne s'exerce pas vers l'honnêteté, sa barbe est celle d'un bouc car elle aime la puanteur et non pas la beauté; ce personnage a des yeux minuscules alors que le blanc des yeux fait saillie, car l'avarice ne se réjouit pas de la prospérité d'autrui, mais ses intentions font montre d'une horrible envie; ses narines inspirent et exhalent un souffle râleur, car elle caresse des souhaits sans discrétion afin de s'approprier autant qu'elle le peut les biens de ce monde, pour les rejeter ensuite avec une grande violence, ayant donné peu et modestement, elle veut recevoir beaucoup et richement. Ses mains sont en fer, car ses actions sont des vols brutaux et atroces; ses jambes sont sanglantes, car sa violence à satisfaire sa cupidité conduit à des effusions de sang, puisqu'elle assassine des hommes pour récupérer leurs biens. Et ses pieds sont des pattes de lion car elle dirige tous ses pas vers un chemin de férocité et de prédation, n'épargnant rien de ce dont elle cherche à s'emparer. Il est habillé d'une tunique de couleur blanchâtre rayée de fils noirs, car l'avarice accumule pour elle toutes les richesses qu'elle peut, équitablement ou inéquitablement, et ne demande à personne d'où elles viennent ou à qui elles appartiennent (Baruch 3, 16-18). Les avares mettent leur confiance dans leur argent, et se laissent porter au gré des choses terrestres et périssables, comme si ces dernières n'allaient pas un jour leur être enlevées. Voilà pourquoi aucune de leurs entreprises ne peut être une œuvre persévérante et durable, car elles ont été conçues dans la vanité et s'évanouiront dans la vanité.

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La vertu du contentement : " •« O diabolique ruse, tu es aussi rapide qu'un loup à la chasse, et tu dévores les biens d'autrui comme un rapace. Mais tu es couverte d'une éruption d'énormes pustules, car tu es alourdie de désirs inappropriés comme un chameau est chargé d'un siège, et tu es comme la gueule du loup toujours ouverte  pour dévorer. Tu restes dans ta dureté et Dieu t'a complètement oubliée, car tu n'as pas confiance en Lui. Tu n'es qu'une dure âpreté dénuée de pitié, car tu ne tiens pas compte des autres. Tu te caches dans ton trou comme un ver, et vile rustre, tu prends tout ce qui appartient aux autres, car rien ne te suffit jamais. Mais moi, je suis assise au-dessus des étoiles, et tous les bienfaits de Dieu me suffisent; je me réjouis du doux son du tambourin, car j'ai foi en Lui. J'embrasse le soleil car il est ma joie. Je prends la lune dans mes bras car j'ai de l'affection pour elle; tout ce qu'ils font pousser me suffit. Pourquoi voudrais je plus que ce dont j'ai besoin? En effet, puisque je suis bienveillante envers toute chose, mon vêtement est fait de soie blanche; et comme je suis modeste en ce qui concerne mes besoins, mon vêtement est orné de pierres précieuses. Voilà pourquoi j'habite dans la demeure du Roi, et que j'ai tout ce que je veux. Je prends part au festin du Roi, car je suis son enfant. Quant à toi, ignoble chose, tu pourrais faire le tour de la terre, que tu ne serais jamais rassasiée. Vois un peu qui tu es. »

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Ste Hildegarde nous propose de méditer les passages bibliques suivants :

1 Tim 6:6-9

Hébreux 13:5

2Cor 6, 10

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Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté, même dans la richesse.

 

Tout chrétien désire ardemment être heureux. Etre content quelle que soit la situation ne nous est pas naturelle. Nous cherchons à être à l'aise et rassurés. L'apôtre Paul a appris à être content de l'état où il se trouvait. (Philippiens 4:11) Il ajoute: « Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être content. » Le contentement décrit le caractère de Dieu. Il se suffit à lui-même. Il n'a besoin de rien ni de personne pour être heureux. L'apôtre Jean écrit dans son évangile: « Nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce. » (Jean 1:16) Il est possible au croyant d'être toujours satisfait car il a reçu de grandes bénédictions spirituelles. Il semble parfois que le chrétien ne possède rien, mais en Christ il a toutes choses. (2 Corinthiens 6:10) Dans sa lettre à Timothée, Paul écrit: « C'est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement; car nous n'avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n'en pouvons rien emporter; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. Mais ceux qui veulent s'enrichir tombent dans la tentation, dans le piège.. » (1 Timothée 6:6-9) L'auteur de l'épître aux Hébreux nous exhorte dans les mêmes termes. « Ne vous livrez pas à l'amour de l'argent; contentez-vous de ce que vous avez; car Dieu lui-même a dit: je ne te délaisserai point. » (Hébreux 13:5) Le contentement chrétien est cette attitude intérieure, tranquille et miséricordieuse qui se soumet volontairement à Dieu car il est notre Père et que dans sa sagesse il pourvoira à chaque situation. « Oui, c'est en Dieu que mon âme se confie; de lui vient mon salut. » (Psaume 62:2) Le psalmiste a appris à trouver la paix intérieure en la présence de Dieu. « Oui, mon âme, confie-toi en Dieu! Car de lui vient mon espérance. » (v6) Ce verset pourrait se traduire, « Maintenant mon cœur - sois en silence devant Dieu. Tais-toi, mon âme! » Nous arrivons peut-être à retenir notre langue dans des moments de tension. Nous semblons être patients et heureux parce que nous ne nous plaignons pas et nous ne nous lamentons pas. Mais il faut aussi que l'âme se taise et soit tranquille. Beaucoup de gens sont peut- être tranquilles et doux dans leur manière de se comporter, mais à l'intérieur ils sont prêts à exploser de rébellion et de péché inavoué. (Psaume 32:3) Le contentement est quelque chose qui touche à la personne tout entière. Il ne se borne pas à l'intelligence. David savait que tout était dans les mains de Dieu. (Psaume 42) Néanmoins, il se demanda: « Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémistu au-dedans de moi? » (v5) Nous devons travailler à cette tranquillité intérieure qui ne dépend pas des circonstances extérieures. Etre heureux uniquement à cause des appuis extérieurs peut être comparé à la nécessité de devoir toujours réchauffer ses vêtements auprès d'un feu par temps froid. Une personne en bonne santé produit naturellement sa propre chaleur qui chauffe ses vêtements! Le vrai contentement chrétien est un état intérieur constant. Ce n'est pas de la bonne humeur temporaire, mais l'attitude permanente de l'esprit. Le contentement est quelque chose qui touche à la personne tout entière. Il ne se borne pas à

l'intelligence. David savait que tout était dans les mains de Dieu. (Psaume 42) Néanmoins, il se demanda: « Pourquoi t'abats-tu, mon âme, et gémistu au-dedans de moi? » (v5) Nous devons travailler à cette tranquillité intérieure qui ne dépend pas des circonstances extérieures. Etre heureux uniquement à cause des appuis extérieurs peut être comparé à la

nécessité de devoir toujours réchauffer ses vêtements auprès d'un feu par temps froid. Une

personne en bonne santé produit naturellement sa propre chaleur qui chauffe ses vêtements! Le vrai contentement chrétien est un état intérieur constant. Ce n'est pas de la bonne humeur temporaire, mais l'attitude permanente de l'esprit.

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Maintenant, vous pouvez lire la prière donnée par Hildegarde pour être loin des vices, en pensant tout spécialement à demander d'être loin du vice de l'avarice. Je peux prendre note de ces choses sur un papier de tous les domaines de ma vie ou situations où je ne suis pas dans le contentement  mais dans l'avarice. J'en demande sincèrement pardon à Dieu et prends des résolutions pour changer.

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Ensuite vous pouvez terminer en écoutant cette musique d'Hildegarde en lui demandant de vous aider à acquérir la vertu de contentement.

Hildegard of Bingen, Spiritus Sanctus