Hildegarde dont l'oeuvre est d'une stupéfiante sagesse, prend en compte les liens complexes entre le corps et l'âme. Elle nous apprend que des forces curatives de l'âme, les vertus viennent contrecarrer les forces destructrices des vices sur l'âme...
Ainsi fait elle parler la vertu de compassion au vice de la dureté de coeur :
" les herbes et les plantes abondent sur la terre et chacune émet un parfum délicieux, tandis que chaque pierre précieuse disperspe son éclat à toutes les autres. La création tout entière aspire à l'affection et à l'amour. Elle se tient au service de l'humanité et donne le meilleur d'elle-même, comme cadeau, sans rien attendre en retour. Moi ( la compassion) je suis comme la rosée, dotée d'une puissante énergie de vie (viridité), un doux remède pour chacun. Mon coeur est remplis d'amour pour ceux qui ont besoin de mon secours. J'existe depuis l'origine de la vie, depuis que le fiat - que cela soit! - a créé le monde. Je me sens responsable et guéris les malades : je suis un doux remède pour tous, mais toi ( la dureté de coeur) tu es cruelle et irréfléchie, pareille à une fumée âpre et toxique."